Les vendeurs ambulants dans les bars
A N'Djamena et à Moundou, dans les bars des vendeurs étranges passent.
Ils portent sur leurs têtes, aux bras, à vélos, un tas et un tas de choses à vendre. Ca peut aller des mouchoirs en papier, à des paires de lunettes de soleil, du savon liquide, des casseroles, des bijoux, des lampes, des chaussures, des habits, des cordes, des peignes,...
Mais aussi des jeunes filles avec des plateaux sur la tête contenant à manger : des patates (pomme de terre douce), des tarots, des pousses de renier (espèce de palmier), des criquets,...
Bon appétit !!!
Les fêtes de Noël
La fête des catholiques la plus importante, où même en France, les non pratiquants viennent à la messe. Et ben à Pala (il paraît seulement dans la paroisse de Pala), c'est la seule messe où il n'y a personne.
Elle avait lieu le 24 au soir à 18h. L'excuse que les gens donnent, « il fait froid ». Trop froid pour aller à la messe, mais pas assez pour aller au bar. Bref, nous sommes sur l'aire de prière, un pelé et un tondu. Et pas d'ambiance. La chorale chante mal, les chants ne sont pas joyeux. Il manque un peu « il est né le divin enfant ».
A la fin de la messe, nous allons à la maison où un bon repas nous attend.
En entrée : terrine au foie gras (merci Manou) avec un pain brioché fait par mes soins
En plat : viande de chèvre avec pomme de terre sautée. Avec des salades
En dessert : panetone amené fraîchement d'Italie
Il manque une bonne bouteille de vin. Une très bonne soirée avec Mes voisins : Elisabeth et Renato et Jossy.
Le 25, j'avais pris rendez vous avec Aline, la femme de Jacob, pour qu'on prépare à manger ensemble. Donc me voilà à 8h30, chez eux. Il fait frais, ils sont encore à l'intérieur. Bonté et volonté se font les plus beaux (Jacob avait acheté un costume pour volonté 2 fois trop grand, ce sera pour l'année prochaine). Je vais essayer de joindre leur photo.
Au programme : couper la chèvre tuée la veille et les boyaux mangés au retour de la messe. Nous faisons cuire la viande dans la sauce (huile, oignon, tomate concentré,...) et puis nous faisons du riz.
Puis nous préparons la boule avec le reste de viande. Ils branchent la télé, nous regardons des clips vidéo.
Toute la journée des enfants passent, Aline leur donne une assiette avec des bonbons, des gâteaux. Et les enfants repartent.
Vers 15h, je pars saluer les soeurs bénétéréziyas. Mais elles sont dans les préparatifs des voeux de la soeur. Elisabeth, une amie handicapée, m'avait invitée aussi donc je vais chez elle. Et là, elle m'amène une assiette avec les pâtes avec la sauce et la viande de chèvre. Une autre assiette avec de la viande de chèvre grillée, et une assiette avec des gâteaux. J'essaye d'échapper pour ne pas manger tout. Dur dur.
Une femme chez qui j'achète mes légumes au marché m'avait donné l'invitation car elle organisait ‘un pari vente » dans un bar (des personnes organisent ces évènements pour se faire de l'argent. Les boissons sont un peu plus cher et les personnes peuvent acheter à manger aussi). Je suis donc allée rejoindre des amis. Avec Matthias et Patrick nous allons après découvrir LE nouveau coin de Pala « le pala palace hotel ». 1er batiment à étage de Pala, les chambres ont la clim et la télé. Et dehors il y a des tables où on peut prendre un verre (un peu plus cher que dans les autres bars). C'est la fête nous nous payons un verre là.
Voilà une bien belle fête de Noël !!!
Les voeux perpétuels de la Sr Colette
Le 28 décembre a eu lieu les voeux perpétuels de la Sr Colette, dans la congrégation des Bénétéréziya.
La mère supérieure est arrivée quelques jours auparavant, elle vient du Burundi.
Dès les fêtes de Noël finie, j'ai aidé les soeurs pour la préparation. 3 jours de préparation et de fête.
Le lundi 26, après une matinée tranquille au travail, et une leçon d'internet pour la Soeur Véronique, j'ai été dans l'après midi chez les bénétéréziyas. Les soeurs de la congrégation venant de Moundou, de Koupor, de Léré étaient en route, il fallait préparer leur arrivée.
Nous avons donc nettoyés les chambres un petit séminaire de Pala (situé en face de chez les soeurs), où les soeurs allaient logés. Et voilà, l'arrivée des soeurs les unes après les autres. La joie de leur retrouvaille, la joie de voir leur mère supérieure,...
A 18h, on me convie à la prière qui est en l'honneur de la Soeur Colette. Elle a lieu dans la chapelle du petit séminaire. Tout d'abord près d'une demi heure de chapelet (j'avoue c'était un peu long) dans les différentes langues des soeurs et l'adoration du Saint Sacrement. Suivi de la prière ordinaire avec les psaumes, la lecture, le cantique à Marie, les prières,... Une très belle prière pleine de vie, de musique, de tam-tam,...
Le Mardi 27, après une petite fête avec les personnes handicapées pour Noël, j'ai rejoints les soeurs à la cathédrale pour les préparatifs. De 17h à 19h, nous avons nettoyé, décoré les salles où auraient lieu le repas le lendemain. Les soeurs m'ont affectée dans l'équipe de service. Puis nous avons partagé le repas chez les soeurs toutes ensemble. Je suis rentrée vers 21h30. Bien fatiguée après cette journée mais heureuse.
Le Mercredi 28, jour de la fête. Rendez vous à 7h pour la préparation des tables. Nous avons mis le couvert, préparer les amuses gueules (pop corn, chips de crevette, arachide grillé, petits gâteaux).Je suis attitré la salle d'honneur (là où mangera l'évêque, les vicaires généraux, la soeur et ses parents, les prêtres présents,...). A 9h début de la messe dans la cathédrale qui est pleine.
Très beaux chants, très belles processions de la Bible, des offrandes,... 3 heures de messes, suivies de la remise des cadeaux, des discours,... à 12h30 tout est fini.
Pour nous commencent le travail : accueillir les personnes, servir les plats, les boissons, ... J'en profite pour prendre des nouvelles des différentes personnes présentes.
Maintenant je commence à comprendre les fêtes tchadiennes. Les tchadiens mangent, puis boivent et tout le monde rentre. Donc à 14h, tout le monde est rentré. Nous rangeons un peu et nous prenons le temps de manger un peu. Vers 17h, je rentre prendre une bonne douche, et repartir chez les soeurs.
Et là, c'est la grande fête. Chant, tam-tam, danse,... Jusqu'à 22h.
Nous avons beaucoup ri aussi, tout le monde demandait à la Sr Candide (la régionale) si je faisais partie de leur communauté maintenant.
Je peux dire que la congrégation des soeurs Bénétéréziyas est comme une famille pour moi ici.
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