2 premières semaines à Pala
C'est ce qu'on appelle un départ sur les chapeaux de roues !!!
N'Djamena, le mercredi 2 novembre vers 13h : « Bonne arrivée »
Voilà mes retrouvailles avec la soeur Véronique. Je sors les salutations en Ngambaï, rare mots qu'ils me restent. Elle est impressionnée.
Voici les paroles de la soeur dès mon arrivée : « En fait demain, en rentrant on s'arrêtera à Bongor voir un handicapé. » Je pense que ça résume bien.
A 16h, je conduisais dans la ville. J'ai accompagné le chauffeur pour aller remplir les bouteilles de gaz. Et là au milieu de la ville, « voilà où je loge, je te confis la voiture pour rentrer au cak (lieu où on dort). Ca va aller ? »
- « euhhhh !!! par où est la route bitumée ? »
Je rentre donc au CAK, à l'heure de circulation. Il y avait la grève des fonctionnaires, à chaque rond point, carrefour, il y avait une voiture de militaires avec une vingtaine de militaires armés jusqu'au dent.
Me voilà donc au CAK, la soeur Véronique (que vous avez connu lors de mes précédentes notes) a la visite d'un oncle. Et là, elle me dit « Claire, on t'attendait pour aller visiter quelqu'un en prison. Tu prends le volant jusqu'à là-bas. »
- « Euhhhhhhh !!!! c'est où la prison ? »
Nous voilà donc en voiture. Nous faisons 500 mètres et nous voilà dans les embouteillages (fin du marché, heure de la prière). Et là coup de tel de la personne qui est en prison (chercher l'erreur, les prisonniers ont leur téléphone), « il est trop tard les gardes ne vous laisseront pas rentrer ».
Comment faire demi tour dans cet embouteillage ? Retour à la case départ.
A 18h, j'ai pu poser mon sac et prendre ma première douche depuis 30h.
Voilà donc ma première après-midi.
Le lendemain, on s'arrêta bien à Bongor voir cette petite fille handicapée. Une petite fille de 2 ans, IMC, dont les parents n'ont rien fait depuis la naissance. Waouhhhhhhhhh !!! Prend ça dans la figure !
On arrive à Pala à 19h30 la nuit est tombée depuis longtemps. J'arrive donc à la maison. Retrouvailles avec Elisabetha et renato, et connaissance de Jossy (nouveau médecin hollandaise).
Je ne retrouve pas mon boukarou car il est en travaux. Je n'ai pas tout compris de leur plan, mais bon. On verra ce que ça donne.
Et voilà la vie commence. Ou recommence.
Car depuis la veille, je suis bien étonnée. Je me repère bien dans N'Djamena. J'ai l'impression que ça ne fait pas longtemps que je suis partie. Les choses n'ont pas bougé. Les routes sont toujours mauvaises, sales, les animaux sont toujours là. Les rues ne sont pas plus bitumées. Les maisons sont toujours autant délabrées.
Le vendredi est consacré aux salutations au BELACD et à l'évêché. Tous les prêtres et les soeurs se portent bien. Même si pour certains l'année n'a pas été facile au niveau de la santé.
Le personnel du BELACD n'a pas beaucoup changé. Il y a de nouveaux agents agricoles, mais c'est tout. Le samedi je retrouve le centre handicapé.
Le dimanche je crève devant chez moi. Je change la roue. Et là oh surprise. La roue de secours est crevée aussi. Heureusement que le vendredi j'avais bien demandé s'ils avaient vérifié la voiture.
Bienvenue au Tchad.
Et voilà la première semaine qui commence. Le we suivant, je dois voyager à Moundou pour accompagner des personnes handicapées à la consultation chirurgicale.
Les journées au travail sont bien remplies. Il faut faire du tri, écouter les doléances de tout le monde, ...
Les soirées sont également chargées. Il faut visiter les amis....
Les journées passent vite. Mais voilà, en rentrant de Moundou, j'ai levé un peu le pied.
Les amis ne sont pas contents. « Mais tu es revenu, et tu ne m'as toujours pas visité ? »
Allez leur expliquer qu'il nous faut un temps d'adaptation.
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